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Les 6 formats d’hébergement qui progressent dans les vignes en 2026 (et ce que chacun exige du domaine)

Un œnotouriste sur trois reste deux à trois jours dans le vignoble qu’il visite. C’est le format de séjour dominant en France, et il ne se joue pas dans la cave : il se joue dans le lit. Pour un domaine, ouvrir un hébergement est donc devenu le premier levier de diversification, et la demande ne manque pas. Le choix du format, en revanche, ne se décide pas sur une planche d’inspiration. Chaque formule, de la chambre d’hôtes à la cabane perchée, porte son propre verrou, et le classement par difficulté est l’inverse de celui qu’on imagine : c’est l’hébergement le plus léger qui se heurte au cadre le plus strict. Voici les six formats qui progressent, et ce que chacun exige réellement du domaine.
Dernière mise à jour : octobre 2026
Sommaire
1. Pourquoi l’hébergement est-il devenu le premier levier de l’œnotourisme ?
2. Que permet le bâti existant du domaine ?
3. L’hébergement insolite est-il le format le plus simple ?
4. L’aire naturelle de camping : la voie la plus légère, et son plafond
5. Faut-il créer un terrain de camping ou un parc résidentiel de loisirs ?
6. Pourquoi la location du domaine entier change l’équation ?
7. Quel format pour quel domaine ?
8. Questions fréquentes
9. Sources et références
2. Que permet le bâti existant du domaine ?
3. L’hébergement insolite est-il le format le plus simple ?
4. L’aire naturelle de camping : la voie la plus légère, et son plafond
5. Faut-il créer un terrain de camping ou un parc résidentiel de loisirs ?
6. Pourquoi la location du domaine entier change l’équation ?
7. Quel format pour quel domaine ?
8. Questions fréquentes
9. Sources et références
1. Pourquoi l’hébergement est-il devenu le premier levier de l’œnotourisme ?
La France compte dix-sept grandes régions viticoles, près de dix mille caves ouvertes à la visite, et accueille plus de douze millions d’œnotouristes chaque année, dont près de la moitié venus de l’international. Le socle de la demande est donc large et il est international, ce qui compte pour un hébergement : un visiteur venu de loin ne repart pas le soir même.
Source : Atout France, dossier de presse Destination Vignobles 2026, octobre 2026.
La structure de l’offre organisée dit où va ce temps de séjour. Le label Vignobles & Découvertes, porté par Atout France avec le Conseil supérieur de l’œnotourisme, réunit soixante-dix-sept destinations et huit mille cent cinquante-six acteurs œnotouristiques, dont deux mille sept cent cinquante-neuf caves et domaines.
Lecture PIT
Un tiers seulement des acteurs labellisés sont des caves ou des domaines. Les deux tiers restants, soit près de cinq mille quatre cents professionnels, sont des hébergeurs, des restaurateurs et des prestataires d’activités. Dans une destination viticole structurée, le domaine n’est donc qu’un maillon sur trois, et ce n’est pas lui qui capte la durée du séjour.
Source : Atout France, dossier de presse Destination Vignobles 2026. Calcul PIT sur la base des 2 759 caves et domaines rapportées aux 8 156 acteurs labellisés.
Reste à savoir combien de temps ces visiteurs restent. Les données de réservation sont sans ambiguïté : cinquante-cinq pour cent des visiteurs prolongent leur venue par un séjour de deux jours ou plus, et le format dominant est le court séjour de deux à trois jours, choisi par trente-trois pour cent d’entre eux. Le week-end prolongé est donc la maille de référence, et c’est précisément la durée qu’un domaine ne peut pas servir sans hébergement.
Source : Observatoire de l’œnotourisme 2026, Winalist, publié le 28 mai 2026, établi sur 15 000 réservations confirmées en France en 2025.
2. Que permet le bâti existant du domaine ?
Les deux premiers formats ne demandent rien d’autre que des murs déjà debout. C’est leur force, et c’est la raison pour laquelle ils concentrent l’essentiel de l’offre viticole actuelle. Leur différence ne tient pas à la capacité mais à une obligation de présence.
| Format | Ce que le domaine doit déjà posséder | Ce que le format impose | Ce qu’il apporte |
|---|---|---|---|
| Chambres d’hôtes | Une maison habitée par les exploitants, avec des chambres disponibles | Un accueil assuré par l’habitant, donc une présence effective sur place, et la fourniture groupée de la nuitée et du petit-déjeuner | La relation directe, celle qui porte l’achat de bouteilles au départ |
| Gîte, au sens du meublé de tourisme | Un bâtiment autonome, habitable ou autorisé à le devenir | Aucune présence imposée sur le site, mais une déclaration en mairie et une gestion locative à organiser | Des séjours plus longs et une exploitation possible à distance |
La chambre d’hôtes suppose un accueil assuré par l’habitant. Cette condition, souvent lue comme une formalité, est en réalité le premier critère d’éligibilité : elle écarte le domaine dont les propriétaires ne résident pas sur place, cas fréquent dès lors que l’exploitation a été reprise par une société ou que la famille habite ailleurs. Le meublé de tourisme lève ce verrou, puisqu’il n’impose aucune présence, et c’est ce qui en fait la réponse par défaut.
Mais le gîte déplace le problème plutôt qu’il ne le résout. Un chai, une grange ou un ancien logement de vendangeurs situés en zone agricole ne deviennent pas habitables parce qu’on le décide : il faut que le document d’urbanisme le permette, par la désignation expresse du bâtiment, par un secteur de taille et de capacité d’accueil limitées, ou par le régime dérogatoire créé en novembre 2025. Cette dernière voie exige que le bâtiment ait cessé toute activité agricole depuis plus de vingt ans, ce qui exclut le chai d’un domaine en production. Dans les trois cas, l’avis de la commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers est un avis conforme.
À retenir
Le bâti existant est le point de départ le plus simple, mais il ne dispense pas de la question de la destination. Avant de chiffrer un aménagement, il faut savoir si le bâtiment peut changer d’usage. C’est une réponse qui se lit dans le document d’urbanisme, pas dans un devis de travaux.
3. L’hébergement insolite est-il le format le plus simple ?
C’est le format dont tout le monde parle, et la demande est réelle. Le parc français comptait deux mille deux cent vingt-six établissements insolites en 2024, en progression de trente pour cent sur un an. Le volume d’affaires du segment atteignait quatre cent trente millions d’euros en 2023, en hausse de soixante-cinq pour cent en deux ans, pour un million deux cent mille nuitées, soit quarante-six pour cent de plus.
Source : Observatoire national de l’hébergement insolite en France, troisième édition, Unic Stay et Cabinet Alliances, janvier 2025, établi sur 785 domaines insolites et plus de 46 000 nuitées. Ce sont les chiffres les plus récents publiés : la quatrième édition de l’observatoire est annoncée pour le 8 décembre 2026.
Les taux de remplissage expliquent l’engouement. Les formats les plus identifiables tournent à des niveaux qu’un gîte rural atteint rarement.
| Type d’hébergement insolite | Taux d’occupation 2024 |
|---|---|
| Cabane sur l’eau | 81 % |
| Cabane de trappeur | 77 % |
| Lov’Nid | 76 % |
| Zôme | 75 % |
| Château perché | 72 % |
Source : Observatoire national de l’hébergement insolite en France, troisième édition, Unic Stay et Cabinet Alliances, taux d’occupation relevés en 2024.
Voilà pour la demande. Le cadre juridique, lui, va dans l’autre sens, et c’est le point que la plupart des projets découvrent trop tard. Une cabane, une tiny house ou un dôme relèvent de la catégorie des habitations légères de loisirs : des constructions démontables ou transportables, destinées à une occupation temporaire ou saisonnière à usage de loisirs. Cette catégorie bénéficie d’un régime allégé, mais ce régime ne s’applique que dans quatre types de lieux.
| Situation du projet | Régime applicable | Formalité |
|---|---|---|
| Dans un parc résidentiel de loisirs, un village de vacances classé, les dépendances d’une maison familiale de vacances agréée ou certains terrains de camping article R. 111-38 du code de l’urbanisme |
Régime spécifique aux habitations légères de loisirs | Dispense sous 35 m² de surface de plancher hors périmètre protégé, déclaration préalable au-delà |
| Dans le même type de lieu, mais en périmètre protégé article R. 421-11 |
Régime spécifique, formalité renforcée | Déclaration préalable quelle que soit la surface |
| Partout ailleurs, par exemple sur une parcelle de vigne article R. 111-40 |
Droit commun des constructions, le régime spécifique ne s’applique plus | Autorisation d’urbanisme ordinaire, avec les règles de la zone concernée |
Source : direction départementale des territoires de Seine-et-Marne, note sur l’installation des habitations légères de loisirs et des résidences mobiles de loisirs, d’après les articles R. 111-37, R. 111-38, R. 111-40 et R. 421-2 à R. 421-11 du code de l’urbanisme.
La troisième ligne du tableau est la plus importante. Hors de ces emplacements, l’habitation légère de loisirs perd son régime spécifique et relève du droit commun des constructions. Les services instructeurs le disent sans détour : ses caractéristiques la rendent le plus souvent non conforme au règlement des documents d’urbanisme. Une cabane n’est donc pas un petit bâtiment facile à poser. C’est un bâtiment soumis à un régime d’exception, et ce régime ne vaut qu’à l’intérieur de structures d’accueil qu’il faut avoir créées au préalable. Installée dans une parcelle de vigne, hors de tout terrain de camping, elle se heurte exactement au même obstacle qu’un gîte en dur, sans en avoir la solidité juridique.
Le constat vaut aussi pour les résidences mobiles de loisirs, catégorie des mobil-homes, qui ne sont installables que dans certains parcs résidentiels de loisirs, villages de vacances classés et terrains de camping. Et l’absence d’autorisation n’est pas un risque théorique : le maire dresse procès-verbal lorsque l’installation est irrégulière ou se situe hors des terrains prévus.
4. L’aire naturelle de camping : la voie la plus légère, et son plafond
Si le projet doit rester léger, l’aire naturelle de camping est la formule la plus accessible. C’est une catégorie de terrain de camping classée sans étoile, inscrite dans une démarche de tourisme durable. Une aire naturelle d’un hectare comprend au maximum trente emplacements, d’une superficie minimale de trois cents mètres carrés chacun, repérés par un jalon numéroté et mobile. L’exploitation ne dépasse pas six mois par an, de manière continue ou non, une seule aire est autorisée par unité foncière, et la commune doit donner son autorisation avant toute exploitation.
Source : ministère de l’Économie, aires naturelles de camping. Décret n° 2014-139 du 17 février 2014, arrêté du 10 avril 2019, article D. 332-1-2 du code du tourisme.
Deux limites comptent plus que le nombre d’emplacements. D’abord, les habitations légères de loisirs et les résidences mobiles de loisirs y sont interdites : l’aire naturelle n’accueille que des tentes, des caravanes et des autocaravanes. Ensuite, les emplacements ne doivent pas être desservis individuellement en eau ni raccordés à l’assainissement. Ces deux règles plafonnent mécaniquement le niveau de confort, et donc le prix de la nuitée. L’aire naturelle est une porte d’entrée, pas un modèle de montée en gamme.
La contrainte de six mois, en revanche, se discute. Dans un vignoble où deux tiers des réservations se concentrent entre mai et septembre, une saison de six mois couvre déjà l’essentiel de la demande. Le vrai renoncement porte sur le niveau de prestation, pas sur le calendrier.
Source : Observatoire de l’œnotourisme 2026, Winalist, pour la répartition saisonnière des réservations.
5. Faut-il créer un terrain de camping ou un parc résidentiel de loisirs ?
C’est la réponse à la question du chapitre 3. Pour exploiter des cabanes, des lodges ou des mobil-homes dans de bonnes conditions juridiques, il faut une structure qui les accueille. Le terrain de camping aménagé reçoit tentes, caravanes, résidences mobiles et habitations légères de loisirs ; le parc résidentiel de loisirs est spécialement affecté aux habitations légères de loisirs, résidences mobiles et caravanes. Au-delà de six emplacements ou de vingt personnes, le projet relève du permis d’aménager. Le classement, de une à cinq étoiles, est volontaire et valable cinq ans.
Source : ministère de l’Économie, terrains de camping aménagés et parcs résidentiels de loisirs. Articles R. 421-19 et R. 491-23 du code de l’urbanisme, article D. 333-3 du code du tourisme.
Le détour par l’aménagement a une contrepartie. À l’intérieur d’une structure d’accueil et hors périmètre protégé, une habitation légère de loisirs de moins de trente-cinq mètres carrés de surface de plancher est dispensée de formalité. Ce même seuil de trente-cinq mètres carrés les sort du champ de la réglementation environnementale RE2020, en application de l’arrêté du 14 août 2024. Autrement dit, une fois le cadre posé, l’ajout d’unités devient simple et rapide, ce qui n’est jamais le cas d’un bâtiment en dur.
Reste à mesurer ce que représente ce segment. Les campings ont totalisé cent quarante-sept millions six cent mille nuitées en 2025, soit près du tiers des quatre cent soixante-cinq millions quatre cent mille nuitées enregistrées dans l’ensemble des hébergements collectifs. Sur le seul été 2025, ils ont accueilli cent vingt-quatre millions neuf cent mille nuitées, en progression de trois virgule deux pour cent, dont trente pour cent de clientèle internationale.
Source : Insee, fréquentation des hébergements collectifs touristiques 2025, et Insee Focus n° 363 du 26 septembre 2025 pour la saison d’été.
Le point de vigilance économique
Créer une structure d’accueil n’est pas un geste administratif, c’est un investissement d’aménagement à part entière : voirie, réseaux, sanitaires, accueil. L’ordre de grandeur du coût par emplacement varie fortement selon le niveau de gamme visé, et c’est ce chiffrage, davantage que la demande, qui décide de la viabilité du projet.
6. Pourquoi la location du domaine entier change l’équation ?
Le sixième format ne se vend pas à la nuitée mais au week-end complet, et il s’adresse à un groupe : séminaire, mariage, anniversaire, voyage d’affaires. Son intérêt est double et il est mesuré. Les groupes professionnels forment le segment le plus rémunérateur de l’œnotourisme, avec quatre cent soixante et un euros par réservation contre deux cent sept euros en moyenne. Et c’est le seul segment documenté qui se déplace en dehors des mois d’été, donc le seul qui réponde réellement à la saisonnalité.
Source : Observatoire de l’œnotourisme 2026, Winalist, publié le 28 mai 2026.
Le cahier des charges est en revanche différent de celui des cinq autres formats. Un groupe ne cherche pas une chambre, il cherche une capacité groupée sur un même site, une salle couverte utilisable par tous les temps, de la restauration mobilisable et du stationnement. Ce sont les exigences d’un lieu de réception plus que celles d’un hébergement de loisirs, et elles conduisent souvent à dimensionner un équipement qui servira aussi hors clientèle viticole.
C’est aussi le format qui demande le moins d’unités pour un chiffre d’affaires donné. Une seule commercialisation remplace une dizaine de réservations individuelles, avec un coût d’exploitation sans commune mesure. Pour un domaine qui dispose déjà de volumes bâtis importants, le passage par la réception collective est souvent plus rapide à rentabiliser que la multiplication de petites unités.
7. Quel format pour quel domaine ?
Le choix se lit moins dans les tendances que dans ce que le domaine possède déjà. Le tableau ci-dessous classe les six formats par leur point de départ et par le verrou qu’il faut lever en premier.
| Format | Point de départ nécessaire | Verrou à lever en premier | Ouverture |
|---|---|---|---|
| 1. Chambres d’hôtes | Une maison habitée sur le domaine | La présence effective des exploitants sur place | Toute l’année |
| 2. Gîte | Un bâtiment autonome | La destination du bâtiment au document d’urbanisme | Toute l’année |
| 3. Hébergement insolite | Une structure d’accueil déjà créée | L’appartenance à l’un des lieux de l’article R. 111-38 | Selon la structure |
| 4. Aire naturelle de camping | Du terrain et un accord de la commune | L’interdiction de desservir les emplacements en eau et en assainissement | 6 mois par an au maximum |
| 5. Terrain de camping ou parc résidentiel de loisirs | Du terrain et un projet d’aménagement | Le permis d’aménager au-delà de 6 emplacements ou de 20 personnes | Selon le classement |
| 6. Location du domaine entier | Une capacité groupée et une salle couverte | Le dimensionnement de la salle et du stationnement | Toute l’année, intersaison comprise |
Trois lectures en ressortent. Un domaine habité par ses exploitants et disposant de chambres libres part avec le format le plus rapide à ouvrir. Un domaine qui dispose de bâti mais pas de présence sur place doit d’abord instruire la destination de ses bâtiments, avant tout chiffrage. Et un domaine qui ne dispose que de terrain doit choisir entre une aire naturelle, rapide mais plafonnée en confort, et la création d’une structure d’accueil, plus lourde mais seule voie vers les hébergements que la clientèle recherche aujourd’hui.
Dans tous les cas, le même réflexe s’applique : la question foncière et réglementaire se traite avant la question commerciale. Un format écarté par le document d’urbanisme ne se rattrape pas par un bon positionnement, alors qu’un format autorisé se positionne toujours.
8. Questions fréquentes
Peut-on installer des cabanes dans ses vignes sans créer de camping ?
C’est le point le plus souvent mal anticipé. Une habitation légère de loisirs est une construction démontable ou transportable, destinée à une occupation temporaire ou saisonnière à usage de loisirs. Le code de l’urbanisme ne l’autorise à bénéficier de son régime allégé que dans quatre types de lieux : les parcs résidentiels de loisirs, les villages de vacances classés, les dépendances de maisons familiales de vacances agréées et certains terrains de camping. En dehors de ces emplacements, elle relève du droit commun des constructions, et les services instructeurs relèvent que ses caractéristiques la rendent le plus souvent non conforme au règlement des documents d’urbanisme. Autrement dit, poser des cabanes au milieu des rangs suppose d’avoir créé au préalable une structure d’accueil, ou d’obtenir une autorisation de construire ordinaire, avec les contraintes de la zone agricole.
Quelle différence entre une habitation légère de loisirs et une résidence mobile de loisirs ?
La mobilité. L’habitation légère de loisirs est une construction sans moyen de mobilité propre, même si elle est démontable ou transportable. La résidence mobile de loisirs est un véhicule terrestre habitable qui conserve ses moyens de mobilité, des roues en pratique, mais que le code de la route interdit à la circulation : c’est la catégorie du mobil-home. Elle se distingue de la caravane, qui reste autorisée à circuler, et de la résidence mobile qui constitue l’habitat permanent des gens du voyage. La conséquence pratique est la même pour un domaine : comme les habitations légères de loisirs, les résidences mobiles de loisirs ne sont installables que dans certains parcs résidentiels de loisirs, villages de vacances classés et terrains de camping.
Combien d’emplacements peut-on ouvrir sur une aire naturelle de camping ?
Une aire naturelle d’un hectare comprend au maximum trente emplacements, chacun d’une superficie minimale de trois cents mètres carrés, chaque emplacement étant repéré par un jalon numéroté et mobile. L’exploitation ne peut pas dépasser six mois par an, de façon continue ou non, et une seule aire naturelle est autorisée par unité foncière. Deux limites comptent davantage que le nombre d’emplacements : les habitations légères de loisirs et les résidences mobiles de loisirs y sont interdites, et les emplacements ne doivent pas être desservis individuellement en eau ni raccordés à l’assainissement. C’est donc la voie la plus rapide, mais elle plafonne le niveau de confort, et par conséquent le prix de la nuitée.
L’hébergement insolite est-il plus rentable qu’un gîte classique ?
Il affiche des taux de remplissage élevés sur les formats les plus identifiables. Les meilleurs taux d’occupation relevés en 2024 vont à la cabane sur l’eau, à 81 %, à la cabane de trappeur, à 77 %, puis au château perché, à 72 %. Ces niveaux ne se transposent pas tels quels sur un domaine viticole : ils récompensent une singularité forte et un emplacement, pas la catégorie en elle-même. Et ils s’apprécient en regard d’un coût d’aménagement et d’un parcours administratif nettement plus lourds que ceux d’un bâtiment déjà habitable. La comparaison utile n’est donc pas entre deux formats, mais entre ce que le domaine possède déjà et ce qu’il devrait créer.
Quel format se commercialise le mieux hors saison ?
La location du domaine à un groupe. Deux tiers des réservations œnotouristiques se concentrent entre mai et septembre, ce qui laisse une large partie de l’année sous-utilisée. Les groupes professionnels sont le seul segment documenté qui se déplace sur les mois intermédiaires, et c’est aussi le plus rémunérateur, avec 461 euros par réservation contre 207 euros en moyenne. Il réclame en revanche une capacité d’accueil groupée, une salle couverte utilisable par tous les temps et du stationnement, soit un cahier des charges plus proche de celui d’un lieu de réception que d’un hébergement de loisirs.
9. Sources et références
Atout France, dossier de presse Destination Vignobles 2026, octobre 2026 : régions viticoles, caves ouvertes à la visite, volume d’œnotouristes, label Vignobles & Découvertes.
Fédération nationale Vignobles & Découvertes : présentation du label et de son cahier des charges.
Observatoire de l’œnotourisme 2026, Winalist, publié le 28 mai 2026, établi sur 15 000 réservations confirmées en France en 2025 : durées de séjour, saisonnalité, paniers.
Cabinet Alliances et Unic Stay, Observatoire national de l’hébergement insolite : chiffres de la troisième édition, publiée en janvier 2025 sur 785 domaines insolites et plus de 46 000 nuitées. La quatrième édition est annoncée pour le 8 décembre 2026.
Ministère de l’Économie, aires naturelles de camping : nombre et superficie des emplacements, durée d’exploitation, interdictions. Décret n° 2014-139 du 17 février 2014, arrêté du 10 avril 2019, article D. 332-1-2 du code du tourisme.
Ministère de l’Économie, terrains de camping aménagés et parcs résidentiels de loisirs : seuils d’autorisation, classement, article D. 333-3 du code du tourisme.
Direction départementale des territoires de Seine-et-Marne, installation des habitations légères de loisirs et des résidences mobiles de loisirs : articles R. 111-37, R. 111-38, R. 111-40, R. 111-41, R. 111-42 et R. 421-2 à R. 421-11 du code de l’urbanisme.
Insee Focus n° 363, saison touristique d’été 2025, publié le 26 septembre 2025 : nuitées en camping et part de clientèle internationale.
Arrêté du 14 août 2024 (TREL2312219A) : exigences applicables aux habitations légères de loisirs au titre de la RE2020.
Fédération nationale Vignobles & Découvertes : présentation du label et de son cahier des charges.
Observatoire de l’œnotourisme 2026, Winalist, publié le 28 mai 2026, établi sur 15 000 réservations confirmées en France en 2025 : durées de séjour, saisonnalité, paniers.
Cabinet Alliances et Unic Stay, Observatoire national de l’hébergement insolite : chiffres de la troisième édition, publiée en janvier 2025 sur 785 domaines insolites et plus de 46 000 nuitées. La quatrième édition est annoncée pour le 8 décembre 2026.
Ministère de l’Économie, aires naturelles de camping : nombre et superficie des emplacements, durée d’exploitation, interdictions. Décret n° 2014-139 du 17 février 2014, arrêté du 10 avril 2019, article D. 332-1-2 du code du tourisme.
Ministère de l’Économie, terrains de camping aménagés et parcs résidentiels de loisirs : seuils d’autorisation, classement, article D. 333-3 du code du tourisme.
Direction départementale des territoires de Seine-et-Marne, installation des habitations légères de loisirs et des résidences mobiles de loisirs : articles R. 111-37, R. 111-38, R. 111-40, R. 111-41, R. 111-42 et R. 421-2 à R. 421-11 du code de l’urbanisme.
Insee Focus n° 363, saison touristique d’été 2025, publié le 26 septembre 2025 : nuitées en camping et part de clientèle internationale.
Arrêté du 14 août 2024 (TREL2312219A) : exigences applicables aux habitations légères de loisirs au titre de la RE2020.
Les références du code de l’urbanisme et du code du tourisme sont citées sans lien : le service public de la diffusion du droit ne répond pas aux outils de consultation automatisée. Elles sont vérifiables par leur numéro d’article.
Un projet d’hébergement œnotouristique à instruire ?
Pôle Implantation Tourisme accompagne les porteurs de projet sur l’analyse de faisabilité, la lecture du document d’urbanisme et la recherche du bien adapté au format visé.
Pour aller plus loin : le panorama du marché de l’œnotourisme, les tendances 2026 des gîtes et chambres d’hôtes, les chiffres clés du marché du camping, le régime RE2020 des habitations légères de loisirs, le guide du gîte de groupe et notre guide des biens de caractère.
Article rédigé par Priscillia Badiwa, Pôle Implantation Tourisme.

Priscillia, notre experte en développement touristique, accompagne depuis près de 3 ans les porteurs de projets dans leurs recherches de sites d’implantation. Dotée d’une connaissance fine du marché de l’investissement touristique et des tendances actuelles du secteur, sa connaissance approfondie des territoires et des opportunités de subventions fait d’elle votre partenaire idéale pour faciliter votre implantation.
