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Anciennes colonies de vacances : 7 reconversions touristiques réussies pour investir en 2026


Ancienne colonie de vacances reconvertie en gîtes touristiques en France

En France, les villages vacances ont perdu 134 établissements en dix ans et les départs en colonies de vacances ont chuté de 12 % depuis 2019. Des centaines de bâtiments collectifs — anciennes colonies municipales, centres aérés, maisons familiales — restent sous-exploités ou à l’abandon. Pour les investisseurs et porteurs de projets touristiques, ces biens représentent un gisement d’opportunités : grandes surfaces à prix contenus, emplacements privilégiés (montagne, littoral, campagne) et statut ERP déjà acquis. Du gîte indépendant au tiers-lieu rural, du coliving à l’hébergement insolite, les reconversions réussies se multiplient partout en France.
Dernière mise à jour : juillet 2026

Pourquoi le marché des anciennes colonies de vacances attire les investisseurs en 2026 ?

Le secteur des séjours collectifs pour mineurs traverse une crise structurelle. Le nombre de communes organisatrices a reculé de 200 entre 2018 et 2024 (de 3 400 à 3 200). Les associations et collectivités propriétaires de ces bâtiments ne parviennent plus à financer les mises aux normes de sécurité et d’accessibilité. Résultat : des centaines de biens arrivent sur le marché chaque année, souvent à des prix très inférieurs à leur valeur patrimoniale.

Un patrimoine immobilier massif en quête de repreneurs

Les anciennes colonies de vacances présentent des caractéristiques rares sur le marché immobilier classique : des surfaces de 500 à 2 500 m², des terrains de 1 à 25 hectares, des espaces communs (réfectoires, salles d’activités, dortoirs reconvertibles) et des emplacements naturels recherchés — bord de mer, moyenne montagne, forêt ou campagne. Ces bâtiments, construits pour accueillir 80 à 200 personnes, offrent un potentiel de fractionnement en unités d’hébergement indépendantes.

Des prix au m² nettement inférieurs au marché

Le coût d’acquisition d’une ancienne colonie reste 30 à 50 % inférieur au prix du marché immobilier local. Une colonie de 600 m² en zone rurale de moyenne montagne se négocie autour de 200 000 à 350 000 €. Les biens de grande capacité (1 500 à 2 500 m²) avec un terrain de plusieurs hectares se situent entre 500 000 et 1,5 M€. Ce décalage s’explique par l’ampleur des travaux de remise aux normes et par le profil atypique de ces biens, qui décourage les acheteurs classiques.

Un emplacement souvent exceptionnel

Les colonies ont été implantées dans les années 1950 à 1980 sur des sites choisis pour leur qualité environnementale : accès à la nature, calme, proximité d’un lac, d’une rivière ou du littoral. Ces localisations correspondent aux attentes actuelles du tourisme rural et de l’itinérance douce. Un bien situé sur un itinéraire EuroVelo, à proximité d’un GR ou dans une station verte bénéficie d’un avantage concurrentiel durable.

Quels sont les chiffres clés du marché des colonies en France ?

Indicateur Chiffre Source / période
Colonies organisées par an ~47 000 2023-2024
Départs enfants/ados 1,3 million 2024 (en baisse)
Baisse des départs depuis 2019 -12 % UNAT / Totemia
Villages vacances fermés en 10 ans 134 établissements FNRT
Communes organisatrices 3 200 (vs 3 400 en 2018) -200 en 5 ans
Parc actuel villages vacances ~900 (dont 545 classés) FNRT 2026
Tiers-lieux en France 3 500 (+94 % en 5 ans) France Tiers-Lieux
Croissance hébergement insolite +65 % depuis 2021 Hôtes Insolites
La conjonction de deux tendances crée une fenêtre d’opportunité : d’un côté, le déclin des séjours collectifs pour enfants libère des biens ; de l’autre, la demande pour des hébergements alternatifs (insolites, tiers-lieux, coliving) croît de façon soutenue. Les investisseurs qui se positionnent sur ce créneau bénéficient d’un stock de biens disponibles, de prix d’entrée accessibles et d’aides publiques dédiées.

7 reconversions réussies d’anciennes colonies de vacances

Du gîte familial au tiers-lieu d’innovation, ces projets illustrent la diversité des modèles économiques possibles à partir d’un même type de bien.

1. Les Chalets de Saint-Hugues (Isère) — centre multi-activités rénové

Nicolas Vezzuti a racheté fin 2016 cette ancienne colonie construite dans les années 1980 : 2 500 m² de surface, 170 lits, au cœur du massif de la Chartreuse. Après remise aux normes, il a réorienté l’activité au-delà des seules classes découvertes en ouvrant aux séjours troisième âge, aux séminaires d’entreprise et aux groupes sportifs. Le modèle repose sur la polyvalence : une même infrastructure accueille des publics variés selon les saisons.

2. Ancienne colonie des Vosges — 8 gîtes indépendants, 95 000 € de CA

Marc et Sophie ont acquis une colonie de 600 m² pour 220 000 € dans les Vosges. Après 180 000 € de travaux répartis sur deux ans, ils ont créé 8 gîtes indépendants de 50 à 80 m² chacun. Résultat : un chiffre d’affaires annuel de 95 000 € avec un taux d’occupation moyen de 65 %. Le tarif moyen est de 850 € la semaine par gîte. Le taux d’occupation cible de 70 % en année 3 rapprocherait le CA de 115 000 €.

3. Île d’Oléron (Charente-Maritime) — reconversion en logements saisonniers

Trois projets de reconversion sont en cours sur l’île d’Oléron en 2026 : la colonie Giboire à Saint-Pierre-d’Oléron, une propriété municipale à Château-d’Oléron et l’ancien centre de classes de mer du ministère de l’Intérieur, fermé depuis trois ans. Ce dernier prévoit la création d’environ 50 logements saisonniers. L’objectif dépasse le tourisme : ces reconversions visent à créer du logement à l’année pour les travailleurs saisonniers, un enjeu critique sur les îles atlantiques où le manque de logement freine le recrutement.

4. Domaine du Ballon d’Alsace (Vosges) — gîte et exploitation touristique

Dans le secteur du Ballon d’Alsace, une ancienne colonie de 1 700 m² sur un terrain de 2,5 hectares a été reconvertie en gîte d’exploitation touristique. Le bâtiment, construit en 1964, a été scindé en plusieurs unités d’hébergement tout en conservant des espaces communs (salle de restauration, cuisine collective, salles d’activités). Le positionnement cible les groupes de randonneurs et les séjours nature, en cohérence avec l’offre du massif vosgien.

5. L’Hermitage (Aisne) — tiers-lieu d’innovations rurales

L’Hermitage se présente comme un tiers-lieu d’innovations rurales et citoyennes. L’ancien bâtiment collectif a été transformé en un espace hybride qui mêle agro-écologie, pôle numérique, café-cantine et hébergement. Le modèle économique combine les revenus d’hébergement, de restauration, de location d’espaces de coworking et de programmes de résidence. Ce type de reconversion répond à la montée des tiers-lieux en zone rurale : 3 500 en France, en hausse de 94 % en cinq ans.

6. Centre de vacances de Corrèze — hébergement multi-activités

Un ancien centre de vacances et d’accueil en Corrèze a été mis en vente puis racheté par un opérateur privé pour une reconversion en hébergement multi-activités. Le site, référencé sur tourism-hub.org, illustre le circuit de cession typique : une collectivité propriétaire qui ne peut plus assumer les charges cède le bien à un investisseur privé, qui repositionne l’offre vers un public plus large (familles, groupes, séminaires). Le statut ERP existant et les équipements collectifs (cuisine, réfectoire, sanitaires) réduisent le coût d’aménagement initial.

7. La Grappe à Segonzac (Charente) — tiers-lieu culturel et coworking

À Segonzac, en Charente, La Grappe a reconverti un ancien bâtiment collectif en un lieu dédié aux activités culturelles, au coworking et à l’accueil social. Le site regroupe un relais d’assistantes maternelles, un café associatif et un espace de travail partagé. Le modèle prouve que la reconversion d’un bâtiment collectif ne passe pas forcément par l’hébergement touristique : les usages communautaires et professionnels génèrent des revenus réguliers et ancrent le projet dans le tissu local.
À retenir
Les reconversions les plus réussies partagent trois points communs : elles fractionnent la grande surface en unités indépendantes (gîtes, studios, espaces de travail), elles diversifient les publics (touristes, télétravailleurs, groupes, séminaires) et elles exploitent l’emplacement naturel du bien comme argument commercial. Le budget travaux représente en moyenne 40 à 80 % du prix d’acquisition.

Quelles pistes de reconversion sont les plus rentables ?

Cinq modèles économiques se détachent, chacun exploitant un atout spécifique des anciennes colonies : la grande surface, le statut ERP, l’emplacement rural et les espaces communs.

L’hébergement insolite (+65 % depuis 2021)

Cabanes perchées, yourtes, dômes géodésiques, tiny houses : le segment de l’hébergement insolite affiche une croissance de 65 % depuis 2021. Le tarif nuitée dépasse de 2 à 3 fois celui d’un gîte classique. Une ancienne colonie avec un terrain boisé de plusieurs hectares se prête à l’installation de 5 à 15 unités insolites, avec un investissement unitaire de 6 500 € (yourte) à 34 000 € (tiny house clé en main).

Le tiers-lieu rural (3 500 en France)

Les tiers-lieux combinent coworking, ateliers partagés, café, hébergement court séjour et programmation culturelle. Le modèle génère des revenus diversifiés (location de postes de travail, événementiel, restauration, subventions publiques). Les grandes surfaces des anciennes colonies permettent d’installer plusieurs activités sous un même toit, ce qui réduit le risque d’exploitation par rapport à un modèle mono-activité.

Le coliving et coworking en zone rurale

Le télétravail a créé une demande pour des séjours longue durée en milieu rural, combinant hébergement et espace de travail. Les dortoirs d’une ancienne colonie se transforment en studios indépendants de 20 à 40 m² avec un coût de conversion modéré. Le revenu par m² dépasse celui du gîte saisonnier grâce à des séjours de 1 à 6 mois. Ce segment cible les freelances, les startups en résidence et les salariés en télétravail.

L’événementiel privé et le séminaire d’entreprise

Mariages, fêtes de famille, séminaires résidentiels : les anciens réfectoires et salles d’activités des colonies se prêtent à l’accueil de 80 à 200 personnes. Le tarif location d’un week-end événementiel (2 000 à 8 000 €) amortit le bien plus rapidement que la location de gîtes à la semaine. La combinaison hébergement + salle de réception + cuisine collective constitue un avantage concurrentiel face aux salles de réception classiques.

Le centre bien-être et séjour thématique

Retraites yoga, stages de jeûne, séjours détox, ateliers créatifs : les séjours thématiques en milieu rural connaissent une croissance soutenue. Les anciennes colonies, isolées et entourées de nature, offrent le cadre recherché par cette clientèle. Les espaces communs se prêtent à l’aménagement de salles de pratique, de spa et de restauration bien-être.
Modèle Investissement / unité Revenu annuel estimé Croissance marché
Gîtes indépendants 20 000 à 40 000 €/unité 80 000 à 150 000 € Stable
Hébergement insolite 6 500 à 34 000 €/unité Tarif nuitée x2 à x3 +65 % depuis 2021
Tiers-lieu rural Variable (subventions) Revenus diversifiés +94 % en 5 ans
Coliving / coworking 15 000 à 25 000 €/studio Séjours 1 à 6 mois En forte hausse
Événementiel privé 30 000 à 80 000 € (aménagement) 2 000 à 8 000 € / week-end Demande soutenue

Quelles aides financières pour reconvertir une ancienne colonie ?

Plusieurs dispositifs nationaux et régionaux ciblent la création, la rénovation et la modernisation d’hébergements touristiques. Les porteurs de projets de reconversion peuvent combiner ces aides pour couvrir jusqu’à 40-50 % du budget travaux.
Dispositif Montant Conditions clés
Prêt Tourisme BPI France 50 000 à 5 M€ Sans garantie personnelle, taux fixe, PME/TPE du tourisme
DETR (collectivités) 20 à 50 % de subvention Communes < 20 000 hab., projets de développement rural
Fonds Tourisme Durable (ADEME) Variable (diagnostic + travaux) Transition écologique, rénovation énergétique
Programme LEADER Jusqu’à 40 000 € Zone rurale, GAL (Groupe d’Action Locale)
Aides régionales AURA Jusqu’à 30 % du projet Création, rénovation, modernisation hébergement touristique
Aides régionales Grand Est Jusqu’à 400 000 € Selon type d’hébergement et zone
Aides régionales BFC Jusqu’à 180 000 € Hôtels, campings, acquisitions
Banque des Territoires Co-investissement en fonds propres Projets structurants, ingénierie territoriale
Le montage financier type combine un apport personnel de 20 à 30 %, un prêt bancaire classique, le Prêt Tourisme BPI France en complément et une ou deux subventions régionales. Pour les projets portés par une collectivité, la DETR et la Banque des Territoires offrent des conditions spécifiques. Un accompagnement par un cabinet spécialisé permet d’identifier les dispositifs cumulables et de maximiser le taux de subvention global.

Comment Pôle Implantation Tourisme accompagne les porteurs de projets ?

Pôle Implantation Tourisme met en relation les porteurs de projets avec des biens à reprendre dans le secteur de l’hébergement collectif : gîtes de groupe, anciennes colonies, centres de vacances, domaines touristiques. L’accompagnement couvre la recherche de bien, l’analyse de faisabilité, la mise en relation avec les financeurs et le suivi du projet jusqu’à l’ouverture.
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Questions fréquentes

Combien coûte une ancienne colonie de vacances à acheter ?

Les prix varient selon la surface, l’état du bâti et la localisation. Une ancienne colonie de 600 m² en zone rurale peut se négocier autour de 200 000 à 350 000 €. Les biens de 1 500 à 2 500 m² avec terrain de plusieurs hectares dépassent le million d’euros. Le coût au m² reste généralement inférieur de 30 à 50 % au marché immobilier classique.

Quelles sont les contraintes réglementaires pour reconvertir une colonie ?

Le bâtiment conserve souvent son classement ERP (Établissement Recevant du Public), ce qui impose des normes de sécurité incendie, d’accessibilité PMR et de salubrité. Le changement de destination nécessite un permis de construire ou une déclaration préalable selon l’ampleur des travaux. Vérifiez la compatibilité avec le PLU de la commune et les éventuelles servitudes (loi Littoral, zones Natura 2000).

Quelles aides financières existent pour ce type de projet ?

Le Prêt Tourisme BPI France (50 000 à 5 M€, sans garantie personnelle), la DETR (20 à 50 % de subvention pour les collectivités), le Fonds Tourisme Durable de l’ADEME et les aides régionales (jusqu’à 30 % en AURA, 400 000 € en Grand Est) constituent les principaux leviers. Le programme LEADER peut compléter le montage en zone rurale.

Quel retour sur investissement attendre d’une reconversion ?

Un projet de gîtes dans une ancienne colonie peut atteindre un taux d’occupation de 45 à 65 % dès les premières années, avec un CA annuel de 80 000 à 150 000 € selon la capacité et le positionnement. Le retour sur investissement se situe entre 7 et 12 ans. Les reconversions en hébergement insolite ou en tiers-lieu génèrent des revenus par m² supérieurs au gîte de groupe traditionnel.

Vaut-il mieux acheter une colonie ou un gîte de groupe existant ?

L’ancienne colonie offre des surfaces plus grandes (souvent 1 000 à 2 500 m²), un prix au m² plus bas et un terrain étendu, mais les travaux de mise aux normes sont plus lourds. Le gîte de groupe existant, déjà en exploitation, limite le risque et permet de générer du CA dès l’acquisition. Le choix dépend du budget travaux, du temps disponible avant l’exploitation et de l’ambition du projet.
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Marjolaine Tharaud, notre responsable du Pôle Tourisme, met à profit plus de 10 ans d’expérience en ingénierie touristique et en accompagnement de porteurs de projets. Depuis 2020, elle soutient les territoires et les entrepreneurs dans leurs stratégies d’implantation, en proposant des solutions adaptées aux besoins spécifiques de chaque projet. Grâce à une expertise approfondie dans le développement touristique et l’analyse des territoires, Marjolaine est la partenaire idéale pour vous aider à identifier les meilleures opportunités d’investissement et faciliter votre installation.

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