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Camping à reprendre : tout ce que vous devez savoir


Reprendre un camping à reprendre en activité, c’est acquérir une exploitation qui tourne : un chiffre d’affaires, une clientèle fidèle, un classement et des emplacements déjà aménagés. C’est souvent la voie la plus sûre pour se lancer dans un secteur porteur, à condition de savoir évaluer la valeur d’un camping et d’auditer son exploitation. Achat, location-gérance ou délégation d’un camping municipal : plusieurs voies existent. Ce guide réunit les méthodes de valorisation, les points d’audit et les démarches pour reprendre un camping en 2026.
Dernière mise à jour : juillet 2026

Pourquoi reprendre un camping plutôt qu’en créer un ?

Reprendre un camping en activité présente un avantage décisif sur la création : le revenu tombe dès l’acquisition. On acquiert une exploitation rodée, avec sa clientèle, son classement et ses infrastructures, sans subir le risque foncier ni l’aléa des autorisations d’urbanisme.

Une exploitation immédiate

Chiffre d’affaires, réservations, notoriété locale, personnel formé, parc de mobil-homes : tout existe déjà. Le repreneur peut se concentrer sur l’amélioration et la montée en gamme plutôt que sur la construction. C’est le profil de risque le plus mesuré pour entrer dans le secteur.

Achat, location-gérance ou camping municipal : quelle voie choisir ?

Il existe plusieurs manières de reprendre un camping, avec des niveaux d’engagement et d’apport très différents.

L’achat du camping

On peut acheter le fonds de commerce seul (en louant le terrain) ou le fonds et le foncier. Acheter le foncier sécurise l’exploitation et constitue un patrimoine, au prix d’un ticket d’entrée plus élevé. Le fonds seul abaisse l’investissement mais implique un loyer et une dépendance au bailleur.

La location-gérance

La location-gérance permet d’exploiter le camping contre une redevance, sans l’acheter tout de suite. Elle limite l’apport initial, permet de tester l’affaire et précède souvent un rachat. C’est une porte d’entrée fréquente dans le métier.

Le camping municipal

De nombreuses communes délèguent l’exploitation de leur camping à un opérateur privé, via une délégation de service public (DSP) ou un bail. Le foncier reste public, mais le cahier des charges encadre l’activité, les investissements et la durée. L’analyse du contrat et de ses obligations est déterminante avant de s’engager.

Comment évaluer la valeur d’un camping ?

La valorisation d’un camping repose sur sa rentabilité et sur la propriété ou non du foncier. Plusieurs méthodes se combinent.
Méthode Repère
Fonds de commerce (rentabilité) ≈ 4 à 5 fois l’EBE retraité
Alternative (société locataire du terrain) ≈ 100 à 150 % du chiffre d’affaires annuel
Valorisation foncière (si terrain acheté) ≈ 8 à 12 fois la valeur locative
Facteur déterminant Emplacement, fréquentation, classement, parc locatif
La valeur dépend donc fortement de la structure : si le camping est locataire du terrain, seule la partie fonds de commerce est valorisée ; s’il est propriétaire du foncier, on ajoute la valeur du terrain. L’emplacement (proximité mer, site touristique, accessibilité) et la qualité du parc locatif tirent la valorisation vers le haut.

Que vérifier avant de reprendre un camping ?

Un audit sérieux, à la fois d’exploitation et technique, sépare une bonne affaire d’un piège. Plusieurs points méritent une attention particulière.

L’exploitation et la clientèle

Analysez l’historique de fréquentation et de chiffre d’affaires sur plusieurs années, la saisonnalité, la structure de la clientèle, le taux d’occupation et l’e-réputation. Un chiffre d’affaires concentré sur quelques semaines pèse sur la trésorerie hors saison. Le classement en étoiles et sa validité sont à vérifier.

Le parc locatif, les réseaux et le contrat

Contrôlez l’état et l’âge du parc de mobil-homes et de chalets (poste de renouvellement lourd), la viabilisation, les blocs sanitaires, la piscine et les équipements. Examinez enfin la situation juridique : bail commercial, DSP ou pleine propriété, durée restante, obligations d’investissement et reprise éventuelle du personnel.

Quelles démarches pour reprendre un camping ?

La reprise se conduit comme une acquisition d’entreprise. Après l’audit, le compromis intègre des conditions suspensives (financement, autorisations, transfert du bail ou de la DSP). La reprise emporte souvent celle du personnel et des contrats, et le transfert ou le maintien du classement doit être organisé. Un accompagnement spécialisé sécurise chaque étape, du chiffrage à la reprise effective. Pour aller plus loin sur le foncier, consultez notre guide sur l’achat d’un terrain de camping.

Comment Pôle Implantation Tourisme accompagne votre projet ?

Pôle Implantation Tourisme accompagne les repreneurs de campings : recherche du bien adapté au projet, analyse de la valorisation et de l’exploitation, vérification du bail ou de la DSP, mise en relation avec les financeurs et suivi jusqu’à la reprise. Cette expertise du marché du camping permet d’évaluer une affaire à sa juste valeur et d’éviter les mauvaises surprises.
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À retenir
Reprendre un camping en activité, c’est acquérir un chiffre d’affaires et une clientèle immédiats, avec un risque plus maîtrisé que la création. La valeur se calcule surtout à partir de l’EBE (4 à 5 fois) et dépend de la propriété du foncier. Trois voies : achat, location-gérance ou délégation d’un camping municipal. L’audit de l’exploitation et du parc locatif est décisif avant de signer.

Questions fréquentes

Combien vaut un camping à reprendre ?

La valeur se calcule le plus souvent à partir de l’excédent brut d’exploitation (EBE) : le fonds de commerce est valorisé autour de 4 à 5 fois l’EBE retraité. Si la société est locataire du terrain, on retient parfois 100 à 150 % du chiffre d’affaires annuel. Quand le foncier est acheté, on ajoute la valeur du terrain (souvent estimée à 8 à 12 fois la valeur locative). L’emplacement reste le premier facteur de valeur.

Vaut-il mieux acheter un camping ou en créer un ?

Reprendre un camping en activité procure un chiffre d’affaires, une clientèle, un classement et des emplacements aménagés dès l’acquisition : le risque est mieux maîtrisé et les revenus immédiats. Créer un camping offre plus de liberté sur le concept, mais cumule le risque foncier, l’aléa des autorisations et un délai avant l’ouverture. La reprise est souvent la voie la plus sûre pour un premier projet.

Qu’est-ce que la location-gérance d’un camping ?

La location-gérance permet d’exploiter un camping sans l’acheter immédiatement : l’exploitant verse une redevance au propriétaire du fonds. Elle limite l’apport initial, permet de tester l’affaire et peut précéder un rachat. C’est une porte d’entrée fréquente dans le secteur, y compris pour les campings municipaux confiés à un exploitant privé.

Peut-on reprendre un camping municipal ?

Oui. De nombreuses communes confient l’exploitation de leur camping à un opérateur privé, le plus souvent via une délégation de service public (DSP) ou un bail. C’est une opportunité pour reprendre une exploitation avec un foncier public, mais le cahier des charges de la collectivité encadre l’activité, les investissements et la durée. L’analyse du contrat est déterminante.

Que faut-il vérifier avant de reprendre un camping ?

Vérifiez le classement en étoiles et sa validité, l’état du parc locatif (mobil-homes, chalets) et des réseaux, l’historique de fréquentation et de chiffre d’affaires, la saisonnalité, la clientèle et l’e-réputation, la situation du bail ou de la DSP, ainsi que la reprise éventuelle du personnel. Un audit d’exploitation et un audit technique conditionnent la réussite de la reprise.
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Camping à reprendre : tout ce que vous devez savoir


Reprendre un camping : quel type d’acquisition est le plus adapté à votre projet ?

 

L’hôtellerie de plein-air est plus que jamais tendance et connait depuis plusieurs années un regain de popularité auprès de diverses clientèles à la fois françaises et internationales. Ce secteur, plébiscité par nombre de voyageurs, est en pleine croissance et constitue aujourd’hui la 1ère offre d’hébergement marchand en France (10 000 campings regroupant 50% des lits touristiques marchands tout hébergement confondu).

Face aux évolutions constantes et aux changements permanents impactant l’industrie du tourisme, l’hôtellerie de plein-air a dû se remettre en question afin de faire évoluer ses pratiques et adapter son offre et ses services à destination de clientèles toujours plus exigeantes (en quête de confort, des prestations haut-de-gamme, de dépaysement et de retrouvailles, de convivialité ou encore de bien-être).

Dans un souci de satisfaction clients (répondre aux besoins et attentes des voyageurs afin de les fidéliser), de compétitivité et de respect de l’environnement, nous avons assisté ces dernières années à l’émergence de nouveaux concepts de camping : développement du locatif, glamping, insolite, PRL, nature, etc…

Nombre de porteurs de projets en reconversion, souhaitant se lancer dans l’aventure de l’entreprenariat et devenir indépendants, s’intéressent à la gestion et à la reprise d’établissements d’hôtellerie de plein-air, activité pouvant être à terme très rentable à condition de s’y être bien préparé en amont !

Pour le porteur de projet, la reprise d’un camping est un choix impliquant de composer avec différentes options. Il est donc important de connaitre ces paramètres pour bien choisir votre camping.

La première étape consiste à choisir entre la reprise d’un camping existant ou la construction d’un nouvel établissement sur un terrain touristique.

Dans cet article, nous aborderons les éléments de choix prédominants pour la reprise de campings existants et leur future gestion.

 

L’achat d’un camping :

L’achat de camping est plébiscité par les personnes en reconversion professionnelle ou souhaitant se lancer dans un nouveau projet de vie. L’acquisition d’un camping permet de s’investir dans un projet à long terme et le faire évoluer progressivement. Lors du choix du camping, deux cas de figure se présentent : la reprise d’un camping avec des belles performances économiques ou la reprise d’un camping à relancer et à développer.
Reprendre un camping performant est certainement une solution qui apporte plus de garanties sur la viabilité et la rentabilité du projet. Cela dit, à moins de saisir une belle opportunité, l’achat d’un camping performant demande généralement une mobilisation de fonds et d’apports financiers plus conséquente.
Pour réduire les coûts d’acquisition, il est donc possible de se positionner sur un camping avec des résultats moins intéressants. Cela permet de relancer l’établissement avec une nouvelle stratégie, une nouvelle vision ou encore un nouveau concept tout en sécurisant l’activité initiale avec un minimum d’infrastructures et un fichiers clients déjà constitué (ce qui n’est pas négligeable lors de la reprise d’un établissement touristique). Les coûts épargnés peuvent ainsi être affectés au réaménagement du camping repris (mise aux normes, travaux, nouveaux hébergements, activités ou autres prestations à développer, communication et marketing).

La location-gérance d’un camping :

La location-gérance est un accord entre le propriétaire du fonds de commerce et le nouvel exploitant. Ce contrat cède le droit d’exploitation à un nouveau gérant en contrepartie de redevances fixées dans le contrat. Si l’apport financier initial est moins important pour la location-gérance, cette forme de reprise de camping est plutôt dédiée aux profils expérimentés dans la gestion de projets touristiques (hôtellerie, hôtellerie de plein air…).
Cela s’explique principalement par la corrélation entre la qualité de gestion du camping et la valeur de son fonds de commerce, les propriétaires ont besoin de savoir que leurs fonds de commerce sont entre les bonnes mains.
Il faut néanmoins savoir que cette solution ne permet pas au gérant d’être totalement indépendant et maître des lieux !
Retrouvez une sélection de campings à reprendre.

La gestion d’un camping municipal :

Cette pratique est de plus en plus répandue. La différence avec les campings privés réside dans la forme du contrat, ce dernier prenant le plus souvent la forme d’une Délégation de Service Public régie par le Code des Collectivités Territoriales.
Sur le fond, rien ne change, la commune cède l’exploitation du camping en contrepartie d’une redevance. La différence pour ce type de contrat est leur limitation dans le temps. Deux cas de figure existent :

• Un contrat de cession : le gérant est responsable des investissements et des travaux, la commune conclut donc un contrat de 18 à 20 ans afin de lui permettre d’amortir ses investissements. La commune réduit également le montant des redevances pour que cet investissement puisse être rentabilisé par le gérant sur le long terme.
• Contrat d’affermage : la commune se charge des travaux et la durée moyenne est donc de 10 ans. La redevance est dans ce cas plus élevée afin de permettre à la commune de couvrir les frais engagés. L’exploitant s’occupe, quant à lui, de la seule gestion de l’établissement.

Les avantages et inconvénients du rachat d’un camping privé :

Pour les porteurs de projets en reconversion, avec peu ou pas d’expériences préalables dans le secteur touristique, la reprise d’un camping existant s’avère moins risquée que la création d’un nouvel établissement. En effet, lors de la reprise, les nouveaux propriétaires bénéficient à la fois des infrastructures préalablement installées (piscine, mobil-homes, snack ou épicerie, salle de réception, aires de jeux, accueil, sanitaires, etc.) et d’un fonds de commerce (base de données clients).
Ces éléments constituent une réelle valeur ajoutée pour les repreneurs, surtout que les investissements sont souvent lourds et coûteux dans le secteur de l’hôtellerie de plein-air (un apport personnel conséquent est nécessaire pour l’acquisition, afin de garantir la viabilité de l’établissement et de l’activité sur le long terme).
Même si la reprise d’un camping privé est considérée comme étant moins risquée qu’une création, les repreneurs doivent néanmoins être conscient du degré d’implication que cela nécessite : charge de travail, disponibilité continue, formations et connaissances spécifiques à acquérir, motivation, polyvalence (il faut savoir tout faire, des petits travaux de plomberie ou d’électricité à la mise en place d’une politique commerciale et d’une stratégie marketing…), relation clients, etc.
Par ailleurs, dans l’optique de développer un projet viable et cohérent, il est essentiel pour le repreneur de réaliser plusieurs études et analyses en amont afin d’assurer une reprise pérenne. Pour cela, voici quelques conseils et questions indispensables auxquelles il est nécessaire de répondre avant de se lancer dans l’aventure de l’hôtellerie de plein-air :

• Tout d’abord, il est conseillé d’identifier les forces et faiblesses du camping que vous souhaitez acheter :

> Quelle est sa localisation ? (En bord de mer ou en campagne, à la montagne, dans une destination touristique attractive, bénéficie-t-il d’une bonne visibilité, etc.).
Cette question vous permettra dans un premier temps de définir un concept adapté au territoire et à la typologie de clientèles que vous serez en mesure d’accueillir (voyageurs de passage, habitués, résidents, clientèle française, internationale, familiale, etc.).

> Le camping est-il situé en zone inondable ou y a-t-il des risques d’aléas climatiques (intempéries, zone sismique, vent, chutes d’arbres, etc.).

> Quelle est la concurrence directe ou indirecte de l’établissement ? Comment s’organise le marché de l’hôtellerie de plein-air sur le territoire d’implantation et à proximité du camping que vous souhaitez reprendre ? (d’autres campings ont-ils ouverts récemment, quel est leur taux de remplissage, leurs conditions tarifaires, leurs clientèles, quels sont les autres hébergements touristiques, etc.).
> Quelle est la qualité des infrastructures installées et des travaux de mise aux normes sont-ils à prévoir ?
> Quel est le management actuel du camping ? (salariés, saisonniers, gestion de couple, etc.).

• Ensuite, il est nécessaire de réaliser à minima une étude de marché ou une étude d’opportunité ainsi qu’un business plan. Ce dernier vous permettra notamment d’évaluer les conditions financières de reprise et de constituer un plan de financement à court, moyen et long terme.

Ces documents faciliteront vos échanges avec les partenaires financiers pour l’obtention d’un prêt bancaire notamment et assureront la viabilité de votre projet.

Vous souhaitez reprendre un camping ? Découvrez notre sélection d’opportunités et l’accompagnement gratuit, confidentiel et opérationnel que nous proposons.

Sélection de campings à reprendre : 

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