Alors que la grève au sein de la SNCF, mais aussi celle de Air France, achève son premier mois, les premiers effets commencent à se faire sentir sur le tourisme, puisque les vacances de Pâques sont dorénavant bien lancées dans la plupart des zones en France. La difficulté de se déplacer pour les touristes a notamment joué sur les réservations hôtelières durant ces vacances scolaires.

 

Le GNI, Groupement National des Indépendants de l'Hôtellerie et de la Restauration a délivré les premiers indicateurs directement liées à la grève SNCF : la région Parisienne n'a pas souffert des grèves, alors que la province a été particulièrement touché par ces premières semaines. 

 

En Province, les régions les plus touchées par le phénomène sont la Bretagne et la Nouvelle Aquitaine. Les deux territoires sont reliés à Paris par le biais des TGV, qui circulent difficilement en période de grève, plus encore que les TER. La baisse d'activité pour ces deux régions dans le secteur de l'hôtellerie est estimée à 25%. 

 

 

Les autres régions de France, comme PACA, Corse, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie et Centre Val de Loire, enregistrent des baisses de réservation de l'ordre de 10 à 15%, pour 5% de baisse d'activité en ce qui concerne les Hauts-de-France. 

 

La restauration a subit davantage de dégats, en raison du non déplacements de certains salariés, forcés de faire du télétravail à cause de l'absence de transports. A Paris, l'activité de la restauration connaît une baisse de 10% par rapport à l'an dernier.

 

En conséquence de ces événements, le GNI demande au gouvernement d'activer la cellule de continuité économique, sans quoi, certaines activités pourraient se retrouver sérieusement en difficulté dès le mois de Mai.

 

Source : Tendance Hôtellerie.